Le certificat de spécialisation arboriste grimpeur

Une spécialisation créée par arrêté du 23 juin 2025. Conditions d'accès, compétences visées, et ce qu'elle change pour le salarié comme pour l'employeur.

  • Publié le 17 août 2026
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L’élagage est le métier du paysage où la qualification pèse le plus lourd. La hauteur et la machine coupante s’y cumulent. La réglementation y est dense, et les travaux ne se confient qu’à des personnes qualifiées.

L’arrêté du 23 juin 2025 a créé l’option « arboriste grimpeur » du certificat de spécialisation agricole et fixé ses conditions de délivrance.

Ce que la spécialisation couvre

Quatre familles techniques.

L’élagage proprement dit, taille de formation, taille d’entretien, réduction de couronne. Le haubanage, qui consolide un sujet fragilisé plutôt que de l’abattre. L’abattage, et le démontage d’arbres, opération conduite par sections quand l’abattage direct est impossible.

S’y ajoutent les techniques d’accès et de déplacement dans l’arbre. C’est la part la plus exposée du métier, et celle sur laquelle porte l’essentiel de la formation à la sécurité.

Pourquoi un certificat de spécialisation

Le certificat de spécialisation se greffe sur un diplôme du paysage, il ne le remplace pas.

Il atteste des compétences techniques que la réglementation du travail en hauteur suppose.

C'est aujourd'hui l'une des qualifications les plus recherchées du secteur.

Un certificat de spécialisation ne remplace pas un diplôme du paysage. Il s’y ajoute. La compétence visée est précise, et la formation générale ne la couvre pas au niveau que la réglementation du travail en hauteur suppose.

La logique suit celle du métier. Un ouvrier paysagiste titulaire d’un CAPa ou d’un BP se spécialise sans repartir d’un cursus complet, et sans quitter son poste pendant deux ans.

Ce que ça change pour l’employeur

La formation du grimpeur est obligatoire, et elle porte sur les points relatifs à la sécurité. Le décret du 1er septembre 2004 et l’arrêté du 4 août 2005 encadrent l’accès aux arbres au moyen de cordes, et imposent que ces travaux soient confiés à des agents qualifiés.

Un salarié certifié règle plusieurs choses d’un coup. La conformité réglementaire. La capacité à prendre des chantiers d’élagage, qui se facturent mieux que l’entretien courant. Et l’accès à des marchés publics comportant un lot élagage, où la qualification de l’équipe affectée est examinée.

Elle constitue aussi un levier de fidélisation : une spécialisation financée par l’entreprise crée une compétence rare et une raison de rester.

Ce que ça change pour le salarié

La qualification ne modifie pas mécaniquement le coefficient. La classification de la convention collective du paysage repose sur les fonctions réellement exercées, pas sur les diplômes détenus. Un certificat obtenu sans changement de poste ne produit pas de reclassement automatique ; c'est l'affectation aux chantiers d'élagage qui le justifie.

Le métier ouvre en revanche des perspectives distinctes de la filière classique. Entreprise du paysage, entreprise spécialisée, collectivité territoriale : les débouchés sont larges, et c’est l’une des rares spécialisations du secteur où la demande dépasse durablement l’offre depuis des années.

L’accès

Les conditions de délivrance sont fixées par l’arrêté du 23 juin 2025. Deux voies coexistent : l’apprentissage et la formation continue, comme pour l’ensemble des diplômes de la filière.

Pour un salarié en poste, le financement passe par les dispositifs de la branche agricole. Pour un adulte en reconversion, la spécialisation vient après le socle. Jamais à sa place.

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